Bio

Q uand Isabelle Sabato était une toute petite fille, elle demandait toujours à sa soeur, Marina, de bien vouloir lui prêter un de ses “bijoux”, tout en lui assurant qu’elle n’allait pas l’abîmer. Naturellement, le soir, quand il fallait rendre le bijou”, il était en mille morceaux. Alors Isabelle lui disait: “Ne t’en fais pas, quand je serai grande, je serai joaillière et je reparerai tout ce que j’ai cassé”. Sa grande soeur la regardait en souraient; c’était sa petite soeur adorée, impossible de se fâcher avec elle.
En fait, ce fut Marina, aujourd’hui artiste peintre confirmée, qui, tout en jouant, lui apprit l’essence de l’art: la palette des couleurs, les chaudes et les froides, les contrastes, les formes organiques, l’art abstrait, conceptuel, mais surtout, elle lui enseigna à imaginer, à rêver et à croire que les rêves peuvent se transformer en réalité. Ses parents aussi contribuèrent à sa formation artistique: sa mère, Lidia, une femme sobre et élégante, douée d’un sens aigu de l’esthétique et son père, Jorge, pianiste confirmé qui inondait tous les soirs la maison de quatuors de Brahms, de nocturnes de Chopin et sonates de Beethoven pour le plus grand plaisir de tous. Et comme si cela ne suffisait pas, ses grands-parents, Mathilde y Ernesto, “chez qui nous passions toutes les fins de semaine”: Mathilde, une poétesse sensible et une conteuse d’histoires fantastiques et Ernesto, “qui m’a légué la passion de la lecture” et un précepte fondamental: “L’art seul peut aider l’homme”.
Isabelle, dès son adolescence, attirée par l’idée de justice, s’inscrit à la faculté de droit de l’Université de Buenos Aires pour terminer ses études supérieures avec mention. Toutefois, dans le courant de l’année 2000, elle se rend compte que son monde n’est pas celui du droit et décide d’approfondir sa formation en suivant, à Londres, un cursus de Politiques Sociales et une maîtrise de Politiques Publiques. En parallèle, ressentant que le temps est venu de se tourner vers sa première passion, elle n’hésite pas à s’inscrire a la Central Saint Martins School of Arts and Design pour suivre des cours de joaillerie et design de mode.
De retour en Argentine, elle poursuit sa formation en suivant plusieurs ateliers de joaillerie, techniques de bijoux et design. Une fois passée la quarantaine, le besoin d’écouter sa passion se fait de plus en plus évident. Une fois trouvé l’atelier lui permettant de découvrir des techniques novatrices, elle se sent prête pour aller de l’avant comme designer en joaillerie. En révisant des cahiers anciens, elle s’arrête sur une phrase écrite en 2000: “Vocation, illusion… rêves qui deviennent passions grâce aux travaux routiniers. Rien de plus magique et contradictoire”.
A partir de cette idée, elle décide de suivre sa vraie vocation et de la transformer en son principal projet de vie. Ainsi naît SI Sabato Isabel..


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